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Le tambourin mélodique : basse et percussions simultanées en un seul petit instrument

Une basse couplée à une batterie qui tiennent dans la main, voici le défi relevé par Guillaume Toutain.  L’instrument sera bientôt accessible au grand public grâce aux recherches entreprises par cet inventeur avec l’incubateur de projets innovants IMT Mines Alès.

 

« Cet instrument  a un potentiel illimité, stimulant la créativité et les nouvelles idées ». Quand Glen Velez, percussionniste américain et lauréat de trois Grammy awards, s’emballe pour le tambourin mélodique, excusez du peu !  Il est vrai que le tambourin mélodique est en fait un instrument high-tech « sur-équipé ». Une manette, un poussoir, deux aimants, une baguette vibrato… Le système de commandes agit sur la tension de la peau et produit un rendu auditif bluffant. Des sons de basse au timbre de batterie, en passant par des sonorités électroniques, les possibilités musicales du tambourin mélodique, véritable couteau suisse du musicien, sont telles que son créateur confesse ne pas encore en avoir fait le tour.

Les premiers instruments, fabriqués entièrement à la main, ont séduit les plus grands percussionnistes professionnels à travers le monde : Cyril Atef ayant joué avec Mathieu Chedid, Daniel Bravo du groupe Tryo, Thomas Ostrowiesci jouant régulièrement avec Bernard Lavilliers, Jean Bernard Mondoloni en tournée avec Alan Stivell, etc. Mais la production restait artisanale et confidentielle. La rencontre entre Guillaume Toutain et les centres de recherche d’IMT Mines Alès a ouvert des perspectives d’évolution de l’instrument et d’industrialisation pour le rendre accessible à tous.

Une nouvelle version 4.0 destinée au grand public

Dans les laboratoires d’IMT Mines Alès et plus particulièrement à la plateforme mécatronique, l’instrument initial est décortiqué. Les contraintes techniques et mécaniques sont évaluées minutieusement pour proposer des évolutions optimisant les commandes et la restitution sonore. Des matériaux seront testés pour permettre une fabrication en série respectant les particularités de cet instrument innovant tout en restant sur un coût raisonnable. La forme est également revisitée par des designers pour améliorer l’ergonomie et simplifier la prise en main pour les musiciens amateurs.

Car cet instrument 4.0 a tout pour séduire le grand public. Qui a déjà charroyé ses percussions, à bouts de bras ou en une voiture, connaît la difficulté de l’exercice. L’instrument offre un appréciable gain de place tout en proposant une grande multiplicité de sons. « Rythme et mélodie étant les piliers de toute musique, le joueur de cet instrument 4.0 devient une espèce batteur/bassiste complet et autonome, explique Guillaume Toutain. Rangé dans le sac à dos, l’instrument est transportable sans effort et peut être dégainé à tout moment pour jouer tout type de musique, jazz, folk, rock,… ».

 

Un commentaire

  1. SIMON CESARONI

    super instrument

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