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La biologie industrielle : avenir de la bioéconomie ?

La biologie industrielle consiste en l’application des techniques de l’ingénieur au monde du vivant en vue de produire de manière optimisée des éléments socialement désirables à un prix abordable. C’est aujourd’hui un secteur à la fois en expansion et en évolution. Que peuvent apporter les nouvelles techniques utilisables en biologie industrielle, et quelles sont leurs limites ? Pour illustrer et poursuivre les analyses et les débats du numéro de février 2017 (série Réalités Industrielles) sur la biologie industrielle, les Annales des Mines organisent le 22 mars une table ronde avec des auteurs du numéro. Parmi eux, Patricia Krawczak, chercheur à IMT Lille Douai.

 

Éditorial de Carlos Moedas, Commissaire européen Recherche et Développement

La biotechnologie industrielle, facteur de développement durable et de croissance verte

La biotechnologie industrielle est au cœur de la bioéconomie moderne, en ceci qu’elle procure des outils innovants pour produire et utiliser de façon durable des ressources biologiques et les transformer en denrées alimentaires, en aliments pour animaux, en bioproduits et en bioénergie. En réduisant la consommation d’énergie et en produisant des déchets moins nombreux et moins toxiques que ceux générés par des procédés classiques et en permettant l’utilisation de ressources biologiques renouvelables, y compris des déchets biologiques, la biotechnologie industrielle offre des perspectives de durabilité et de croissance verte très importantes en vue de la réalisation des engagements sur le climat pris dans le cadre de la COP21, et du développement des zones rurales, des zones côtières et de l’industrie. Mais cette transition vers une bioéconomie durable ne se fera pas toute seule. Elle requerra la participation active de tous les acteurs concernés (l’industrie, les chercheurs, les autorités publiques et la société civile). Celle-ci acquise, les orientations finalement adoptées par les responsables politiques et les décideurs auront d’autant plus de chances d’obtenir l’adhésion des parties prenantes, et des citoyens de manière générale… [Lire la suite de l’éditorial]


Avant-propos

de Jean-Luc Pujol, Haut Conseil des biotechnologies (HCB)
et Françoise Roure, Conseil général de l’économie (CGE)

Nous allons vers un monde dans lequel les activités de production, de plus en plus confrontées à des impératifs de durabilité voire de redistribution, trouveront dans les mécanismes issus du monde vivant les supports de nombreuses activités et innovations. Le développement économique correspondant est désigné comme étant la bioéconomie. Un mot dont les sens sont divers : sur le plan académique, ce peut être un cadre théorique nouveau (par rapport aux théories classiques) d’analyse d’une économie supportée par des mécanismes analogues à ceux du monde vivant ; plus prosaïquement, ce terme de bioéconomie recouvre l’ensemble des activités qui mobilisent des fonctionnements liés au vivant, et tout particulièrement la biologie industrielle.

Comment comprendre quels en sont les apports et quels en sont les besoins ? Que savons-nous réellement de la biologie industrielle ? Comparons nos connaissances en la matière avec nos connaissances en automobile, par exemple… [Lire la suite de l’avant-propos]

Sommaire complet du numéro

Table-ronde des Annales des Mines
La biologie industrielle : enjeux technologiques, économiques et sociétaux
mercredi 22 mars 2017 à 18 heures
au ministère de l’Économie et des finances
Programme et inscription

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